Coco et son encéphalitozoonose – 1ère partie

Voici l'histoire de Coco et de son AVC / Encéphalitozoonose, en espérant que cette histoire puisse aider d'autres lapins qui pourraient avoir les mêmes troubles.

Dimanche 11 octobre

8h : je me prépare pour accompagner Cian à la gym. J'ouvre la cage de Coco qui ne sort pas. C'est rare, d'habitude il sort tout de suite et me tourne autour dans la cuisine pour que je lui donne à manger. Mais je ne m'inquiète pas, ça arrive de temps en temps qu'il reste un peu dans sa cage pour finir sa nuit. Je lui mets sa gamelle dans sa cage.

9h : je reviens de la gym et Coco n'est plus dans sa cage, il doit dormir quelque part. Je repars vers 11h.

17h : je rentre à la maison, on a fait des courses toute l'après-midi avec Cian. Je dis à Raphaël que Coco n'avait pas l'air en forme ce matin, et il me dit qu'il l'a entendu faire plein de bruits dans l'après-midi, comme s'il avait un quart d'heure de folie.

20h : N'ayant toujours pas vu Coco, je le cherche et je le trouve caché sous le canapé. Il vient me voir et je le vois tituber, la tête penchée et tomber ! Quelle drôle de sensation. Je le fais marcher un peu pour voir si cela se reproduit et effectivement, Coco est incapable de faire un mètre sans tomber sur le côté ou se cogner partout. Et sa tête est totalement penchée à 90°. Forcément on est dimanche, c'est le soir, tous les vétérinaires sont fermés. Et pour couronner le tout, demain est un jour férié ! Je cherche alors tous les vétérinaires près de chez moi, j'essaye aussi de me renseigner pour savoir s'ils s'occupent des lapins, et j'appellerai demain matin dès 8h, en espérant qu'un des vétérinaires soit ouvert.

22h : Coco se cache, il n'a, à priori, pas ou peu mangé de la journée. J'envoie un message à Edith, la cousine de Raphaël qui est vétérinaire en France pour avoir son avis, en attendant de pouvoir consulter ici. Cela peut être un AVC, une otite ou un simple torticolis. Elle me dit qu'il est super important que Coco mange pour que son transit ne s'arrête pas. Je tente donc de faire manger Coco. Seuls les raisins passent. Et encore 1 raisin à peine. Un peu plus tard, un autre. Il ne veut pas de salade, pas de carottes, pas ses croquettes non plus, et je n'ai plus de foin à la maison .On est inquiet.

Lundi 12 octobre

7h : J'entends Coco courir et se cogner, cela m'a réveillé. Coco ne va pas mieux, il se coche, tombe, roule sur lui-même, voir reste coincé sur le côté, incapable de se retourner. Pauvre lapinou. Je n'ai pas eu le réflexe de faire une vidéo, mais c'est vraiment impressionnant. Coco mange très légèrement quand on le force, mais il est extrêmement difficile et mange à peine. Il ne veut pas boire, ne fait pas pipi, ni caca.

9h : J'appelle le vétérinaire le plus proche. Il est fermé aujourd'hui mais on peut appeler un numéro d'urgence, en cas de non-rappel le répondeur me conseille d'appeler une clinique vétérinaire qui est un peu plus loin. Je laisse un message au numéro d'urgence.

10h30 : Pas de nouvelle du vétérinaire. La clinique qu'il indiquait sur son répondeur à vraiment mauvaise réputation. C'est une grande chaîne de clinique qui parait font plein d'examens inutiles juste pour gonfler la facture, même s'ils savent que l'animal n'a aucune chance. Dans le doute, je préfère ne pas les appeler. On m'a conseillé 2 hôpitaux vétérinaires spécialisés en lapin. À priori les 2 seuls à Québec, et à 25km de la maison chacun. J'appelle le 1er, on me répond ! Mais la joie baisse vite. Il me dit que pour avoir le service des urgences, c'est 45$ juste pour la consultation au téléphone et que ce n'est pas sûr qu'on puisse me recevoir aujourd'hui. Il me conseille fortement d'attendre demain matin. Il prend mes coordonnées pour m'appeler à la première heure demain.

12h : Coco n'est vraiment pas en forme. Est-ce que ça peut attendre demain ? Ce n'est pas moi la spécialiste, c'est quand même dur de devoir prendre la décision d'attendre. Je tente d'appeler le 2e hôpital, et là je tombe sur un répondeur qui me dit que le service d'urgence téléphonique est facturé 50$ et qu'il faut laisser un message sur le répondeur et attendre qu'on nous recontacte. Donc là encore, aucune certitude d'être reçu aujourd'hui. Payer ce prix là pour rien de sûr, ça me décourage. Je trouve cela dommage qu'on joue avec la santé de nos animaux en nous faisant payer une simple consultation au téléphone pour savoir si on doit venir en urgence ou pas. Ça ne m'aurait pas dérangé de payer plus cher la consultation physique un jour férié mais pas de payer juste pour qu'on me dise ou non de venir.

Après-midi : Bref, on attend, on force Coco à manger et à boire le plus possible, mais c'est dur et il passe sa journée caché sous le canapé. Il a un oeil qui est devenu rouge et coule. J'ai fini par le sortir de là-dessous car je ne pouvais pas le surveiller. Je lui ai passé un gant humide, car vu l'odeur, il avait dû tomber dans son urine. Il est vraiment pas beau à voir. Je le mets sur le canapé, et il reste la sans bouger. Il me parait de plus en plus froid et ne réagit pas beaucoup. Je tente de prendre sa température mais je ne trouve qu'un vieux thermomètre que je ne trouvais pas très fiable. Je tente quand même et là ça m'indique 36,4°, alors qu'il est censé avoir au moins 38°. Dans le doute et profitant d'un bon rayon de soleil, je le mets sous le rayon de soleil, qui chauffait bien à travers la vitre. Je lui installe une sorte de parc autour de lui, avec des serviettes tout autour pour éviter qu'il se fasse mal en se cognant. Coco reprend quelques forces, se lève, tombe, tourne autour du parc. Au moins il bouge, alors qu'il y a 1h je croyais vraiment qu'il était en train de s'éteindre. Il continue de manger légèrement, mais boit très peu. Pas de crotte, mais quelques pipi, c'est déjà ça.

Soir : Coco semble aller un peu mieux. Il a toujours la tête penchée et tombe toujours autant, mais semble plus en forme et mange de plus en plus. Il a même bu ! Je lui ai mis plein de petites assiettes près de lui pour ne pas qu'il ait besoin de se déplacer pour manger et qu'il soit attiré par la nourriture. On continue de lui proposer les aliments un par un, et mange aléatoirement un morceau de tomate, de salade ou de carotte. Ce n'est toujours pas bien lourd comme repas, surtout pour un lapin aussi gourmand que lui.

 

Quelques photos d'aujourd'hui'hui

Mardi 13 octobre

6h30 : Je dois travailler aujourd'hui, c'est Raphaël qui va devoir gérer Coco et l'emmener chez le vétérinaire. J'ai surpris Coco en train de boire tout seul. Une petite victoire ! Je lui ai proposé à manger et il a moins hésité. Il avait l'air d'avoir faim. Il a couru un peu en titubant, mais il est moins tombé. Sa tête semble aussi moins penchée que ce week-end. Il commence aussi à refaire des crottes. Je pars un peu plus rassurée au travail

9h: l'hôpital vétérinaire me rappelle comme convenu, mais ils ne peuvent pas voir Coco avant jeudi, car le seul vétérinaire qui connaît les lapins n'est là que le jeudi. Ils peuvent me recevoir plus tôt dans l'autre hôpital, mais là c'est à 50km de la maison, et Raphaël à plusieurs rendez-vous aujourd'hui il ne pourra pas y aller et mois je suis coincée au travail. J'appelle Raphaël pour qu'il appelle les autres vétérinaires.

16h : J'apprends que Coco n'a rendez-vous que demain soir à 19h15. C'est mieux que rien.

18h30 : Je rentre, Coco a fait beaucoup de progrès, il commence à remanger seul, le transit est bien reparti. Ce n'est toujours pas la forme, il se cache et se déplace difficilement, mais on est moins inquiet.

Mercredi 14 octobre

19h15 : Coco voit enfin le vétérinaire ! Bon il n'est pas ultra spécialisé en lapin et ça se voit à sa façon de le manipuler. Mais il s'est renseigné avant de voir Coco et l'examine complètement. Coco a fait une sorte de crise d'épilepsie sur ta table d'auscultation quand le vétérinaire a voulu voir ses dents. Il s'est jeté sur le côté, presque sur le dos et était comme figé. Je n'avais jamais vu Coco comme ça. Le vétérinaire a pu finir de l'ausculter, et rien à signaler au niveau des oreilles. Il a une petite conjonctivite à l'oeil, mais il n'est déjà plus rouge. Il lui donne une noix à manger, Coco en croque un bout mais ne l'a même pas fini, l'appétit n'est toujours pas au top. Il le met ensuite par terre pour voir sa démarche. Coco est en forme et court en titubant mais sans tomber et fini même par s'échapper de la salle. Le vétérinaire a dû lui courir après. Il se demande quand même si Coco voit bien, ce qui pourrait expliquer le fait qu'il se cogne beaucoup. Quand on le porte, Coco penche immédiatement la tête sur le côté et devient mou, ça plus la crise de tout à l'heure, le fait qu'il roule de temps en temps sur lui-même, et l'oeil rouge, laisse penser fortement qu'il il y a un problème neurologique. Et comme il progresse bien, le vétérinaire penche pour AVC. Il décide de ne pas lui prescrire de médicaments qui pourraient lui faire plus de mal que de bien, vu que Coco se remet assez bien tout seul. Il me dit quand même de continuer d'insister pour qu'il mange, car si son transit s'arrête, comme il a un transit rapide, c'est la fin pour un lapin.
Il n'est pas spécialisé en lapin, donc il y a toujours un doute sur le diagnostic. Et est-ce que des médicaments n'auraient pas été préférables ? Bref, un petit doute s'installe quand même, mais Coco va de mieux en mieux donc on décide de laisser le temps faire.

Samedi 17 octobre

Coco mange de plus en plus sans aide, mange du foin aussi et recommence à venir nous voir quand on l'appelle. Il mange encore bien peu par rapport à d'habitude et on est encore obligé de lui proposer souvent de la nourriture. Il reste encore beaucoup caché, mais sort de plus en plus, court de manière énergique et tombe beaucoup moins. Il n'est toujours pas très stable. Il a tenté d'aller sur le patio hier soir, mais la petite marche pour y accéder lui a fait perdre l'équilibre. Il est tombé sur le côté et resté bloqué 1 seconde, puis il a décidé de redescendre. Il est alors de nouveau tombé, a fait une pirouette pour se relever et il est parti en courant sous le canapé.

Dimanche 18 octobre

Coco est venu réclamer à manger ce matin. Il est venu me voir dans la cuisine et a attendu que je lui prépare sa gamelle. Il a ensuite couru jusqu'à son tapis, comme à son habitude pour manger. Il a peu mangé, mais la volonté était là.

Par contre dans l'après-midi, il a fait 4 petites crises où il s'est mis à rouler sur le côté plusieurs fois.

Lundi 19 octobre

Ce soir, il a fait une très grosse crise, type crise d'épilepsie. Elle a duré presque 45 minutes. Il était en pleine crise quand je suis rentrée du travail et Raphaël était à deux doigts d'appeler le vétérinaire, mais Coco s'est calmé rapidement quand j'ai été le voir. Il a refait une 2e crise peu de temps après la première, qu'on peut voir sur la vidéo ci-dessous :

 

Je ne sais pas du tout s'il souffre pendant sa crise, car une fois calmé, il se remet sur ses pattes et retourne faire sa vie comme si de rien n'était. On essaie de faire attention qu'il ne se blesse pas lors de ses roulés-boulés et on a mis une barrière au niveau de l'escalier pour éviter les chutes accidentelles. Si les crises s'intensifient, en temps ou en fréquence, il faudra sans doute penser à euthanasier Coco 🙁

 

Vendredi 23 octobre – Nouveau diagnostique !

Après avoir appelé plusieurs fois notre vétérinaire et avoir entendu des "on vous rappelle", ils ont fini par nous dire qu'ils ne pouvaient rien faire de plus pour Coco, en gros qu'ils n'étaient pas assez compétents sur les lapins. On le savait, mais j'aurai aimé qu'ils me disent ça dès le début pour prendre un rdv avec un autre vétérinaire.

Heureusement on nous a conseillé un vétérinaire NAC (on dit exotique ici), celui à 25km de la maison, qui a pu nous recevoir aujourd'hui et le diagnostic est tout autre. Cela serait une encéphalitozoonose aussi appelée E. Cuniculi. C'est un parasite dans le cerveau qui s'attaque au système nerveux. Le traitement est donc un antiparasitaire, un anti inflammatoire et des antibiotiques il me semble. On est parti pour un mois de traitement au total. Plus le traitement est pris tôt plus il y a des chances de réussite, or cela fait presque 2 semaines que Coco a eu sa crise, on aurait dû aller le voir tout de suite au lieu de faire confiance au vétérinaire à côté de chez nous. On croise donc les doigts très fort.

 

À suivre…

Commentaires

  1. Par Reni

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